Archives de l’auteur : Geneviève Steinling

Album souvenirs

Ce sont des photos des spectacles de mes pièces qui datent
d’avant janvier 2016, c’est-à-dire avant la création de ce blog.
Il y en a beaucoup, donc j’ai fait un choix qui me semble
assez représentatif.

terre malade maroc photo

AU SECOURS LA TERRE EST MALADE
par l’atelier des enfants de l’Institut Français du Maroc
sur le site de Fès.

 

ecole St Joseph à Prat en Bretagne

AU SECOURS LA TERRE EST MALADE
par toute l’école St Joseph à Prat en Bretagne
Les grands en haut de la photo, les petits en bas.

 

un bout de soleil animation off dep et loisirs du var

UN BOUT DE SOLEIL
par l’atelier d’animation de l’Office Départemental
d’Éducation et de Loisirs du Var et quelques retraités
de la maison de retraite à proximité.

 

club des Mini z’arts d’Esprels  Franche-Comté mois

LES 12 MOIS AU PAYS DES ENFANTS
par « Les Mini z’arts » d’Esprels en Franche-Comté.

 

L’Ass les amis du théâtre  Puttanges Pont Ecrepin ado

ADO C’EST MIEUX
par L’Association « Les Amis du Théâtre »
à Puttanges Pont Ecrepin.

 

collège Olympe de Gouge à Marseille

AU SECOURS LA TERRE EST MALADE
par les élèves de 5ème du collège Olympe de Gouge à Marseille.
Une partie de la pièce a été traduite et jouée en anglais

et chorégraphie pour le final par l’atelier danse
du collège Olympe de Gouge à Marseille.

 

 

la réforme de l’orthographe

Paroles et musique : Pierre Perret – © Editions Adèle 1992

Tous les cent ans les néographes
Font une réforme de l’orthographe
En rognant les tentacules
Des gardiens de nos virgules
On voit alors nos gens de lettres
Chacun proteste à sa fenêtre
Mes consonnes, au nom du ciel !
Touche pas à mes voyelles !
La réforme de l’orthographe
M’eût pourtant évité des baffes
Quand je tombais dans le panneau
De charrette et de chariot

Le Roi pourtant fut bien le Roué
Le François devint le Français
Et Molière mit aussi
Un y à mercy
Le véritable sacrilège
Serait de suivre ce cortège
De vieilles lunes alambiquées
Eprises de compliqué
La réforme de l’orthographe
M’eût pourtant évité des baffes
Quand du tréfonds de ma détresse
J’oubliais toujours l’s

Croquemonsieur et tirebouchon
N’ont plus besoin d’un trait d’union
Croquemadame et tapecul
N’en auront plus non plus
Contremaîtresse et contrefoutre
Eux-mêmes ne pourront passer outre
Entrecuisse et entrechat
N’ont pas non plus le choix

La réforme de l’orthographe
M’eût pourtant évité des baffes
C’est les cuisseaux et les levrauts
Qui me rendent marteau
Faudra aussi laisser quimper
Dans nos chères onomatopées
Ce trait unissant froufrou
Yoyo pingpong troutrou
On pourra souder nos bluejeans
Nos ossobucos nos pipelines
Vademecum exvoto
Feront partie du lot

La réforme de l’orthographe
M’eût pourtant évité des baffes
Mettre un t au bout de l’appât
Que n’avais-je fait là !
Et quand malgré nos vieux réflexes
On posera plus nos circonflexes
Sur maîtresse et enchaîné
On fera un drôle de nez
Mais les générations prochaines
Qui mettront plus d’accent à chaînes
Jugeront que leurs aînés
Les ont longtemps traînées
La réforme de l’orthographe
Contrarie les paléographes
Depuis qu’un l vient d’être ôté
A imbécillité