Archives pour la catégorie Les lecteurs en parlent

Avis « Histoires d’amour de folie et de mort sur le blog « Mes Aventures Livresques »

Avis de Maria Lebreton  sur     histoires-d-amour-de-folie-et-de-mort   édité chez l’Harmattan

dimanche 8 octobre 2017

Histoires d’amour, de folie et de mort, de Geneviève Steinling

Pleins les yeux

Histoires d’amour, de folie et de mort est un recueil composé de 19 nouvelles.

Des courtes et des plus longues. Les thèmes principaux abordés sont : l’amour, l’âme, les animaux et l’être humain.

Le lecteur passera du rire à la stupéfaction et autres sentiments tels que l’amour !

Un livre dans lequel toute l’imagination possible de l’être humain prend son sens.

Certaines nouvelles sont stupéfiantes et c’est peu dire ! L’auteur est tellement habile de sa plume, que du début jusqu’à l’avant-dernier mot, elle vous fait entrer dans une histoire qui n’est pas du tout celle que vous vous représentez.

Maîtresse dans l’art de manipuler son lecteur grâce aux mots utilisé qui crée une image dans l’esprit du lecteur se retrouvant à la fin ‘‘sur les fesses !’’.

Habituellement les recueils de nouvelles se lisent ‘‘pour moi’’ petit à petit, nouvelle par nouvelle. Mais pour ce recueil vous allez vous retrouver à les lire d’affiler. En vouloir toujours plus !!!

Un magnifique recueil qui m’a surpris, j’en ai pris plein les yeux !!!!

A découvrir, absolument !!!!

Histoires d’amour, de folie et de mort, de Geneviève Steinling, éditions l’Harmattan, février 2017, 143 pages.

Ma note : 20/20

Un immense merci à Maria Lebreton : lien vers son blog « Mes Aventures Livresques »

 

 

 

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Avis sur le blog « Les lectures de Lailai » de mon livre « Histoires d’amour de folie et de mort »

Avis de Violaine Belouard   couverture  Livre édité aux Editions l’Harmattan

Lire c’est partir à l’aventure et pour garder la passion, je pense qu’il est bon de sortir de ses habitudes.
Un plongeon dans l’univers de Geneviève et dans un recueil de nouvelles, je sortais carrément de mon chemin habituel…mais pourquoi pas ?
Cet ouvrage compte quasiment 20 nouvelles. Elles sont toutes originales et à mon sens atypiques. La sensation de quitter notre monde pour en découvrir un autre, parallèle, est quasi présente à chaque fois. Chaque nouvelle semble indépendante mais finalement un lien les unit : la mise en avant des sentiments autour de l’AMOUR.
Il est question d’amour et de tout ce qui peut en découler. Alors certaines nouvelles seront plutôt plaisantes, certaines autres seraient presque terrifiantes. Tout est une question de point de vue et selon votre humeur du moment vous ne les verrez pas de la même manière.
J’ai trouvé l’écriture de Geneviève Steinling très agréable. Les nouvelles sont de longueurs différentes mais chaque fois les mots sont choisis avec finesse et précision, ce qui rend la lecture fluide et rapide.
Je ne suis pas habituée aux nouvelles alors parfois j’avais envie qu’elles soient plus longues pour que l’action y soit plus développée, surtout dans les nouvelles « positives » et au fur et à mesure de la lecture on ressent une certaine angoisse car l’auteure fait monter la pression et la peur alors le fait qu’elles soient courtes permet de reprendre notre souffle.
Finalement, l’auteure nous livre un recueil amenant à la réflexion sur notre façon d’appréhender ce sentiment universel qu’est l’AMOUR.
Il existe autant de façon de le vivre, de le ressentir, que de personnes sur Terre alors si en plus on y ajoute des mondes parallèles…
Ces 19 nouvelles laissent une belle place à votre imaginaire pour mettre en scène les différents personnages, les situations particulières décrites par l’auteur et pour faire face aux sentiments les plus sombres de notre âme.
Mon seul petit bémol se porterait sur la couverture, l’écriture étant plutôt moderne j’aurai aimé trouver une illustration plus contemporaine mais ce n’est qu’accessoire au regard de la qualité de l’ouvrage.
Un ouvrage à découvrir soit d’une seule traite soit en laissant du temps entre chaque nouvelle !
Violaine
Un grand merci à Violaine.

CHRONIQUES

Un grand merci à mes lecteurs et chroniqueurs.

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Chronique de Danièle Gasiglia-Laster

« A qui donc sommes-nous, qui nous a, qui nous mène ? ». Ce vers de Victor Hugo aurait pu servir d’épigraphe aux nouvelles de Geneviève Steinling qui interrogent le temps et la mort, nous proposent une réflexion sur l’éternité, le devenir de l’être mais surtout sur l’identité. Autres questions posées par le livre : qui suis-je au-delà de ce que je veux bien montrer aux autres ? N’y-a-t-il pas une part de moi-même inconnue et que j’ignore ? La couverture choisie oriente d’ailleurs la lecture dans ce sens avec cette femme capuchonnée et gantée qui relève un masque posé sur son visage.
L’auteure nous convie à d’étranges voyages dans des univers insolites et nous entraîne dans des lieux oniriques, parfois cauchemardesques. Mais on prend plaisir à ces dérives dans des espaces d’une autre dimension car Geneviève Steinling a l’art de maintenir jusqu’au bout le suspense, sans jamais calmer, pourtant, la curiosité du lecteur.
La première de ces nouvelles aurait pu s’appeler « l’Eternel retour », comme le film de Delannoy écrit par Cocteau. Une intrigue policière fait place peu à peu à un récit proche des grandes légendes où les amants sont unis à jamais dans la mort… mais je ne vous en dirai pas plus. La deuxième, à mi-chemin entre Kafka et Buzatti, n’est pas non plus sans faire penser à 1984 d’Orwell. Geneviève Steinling ne nous plonge pas seulement, en effet, dans une méditation métaphysique. Par un effet réflexif, elle fait aussi référence à notre société qui enferme les êtres dans la solitude et dans les univers virtuels où on pense pour eux. Le personnage principal, un homme prisonnier dans une chambre, ne sait plus qui il est. Est-il la victime d’un régime totalitaire et spécialisé dans le lavage de cerveau où celle d’un monde parallèle qui ressemble plus à un enfer qu’à un paradis ? La troisième nouvelle instaure un face à face conflictuel entre une petite fille échappée d’un livre pour enfant et sa créatrice. Mais ne sont-elles pas les composantes d’une même personne avec ses côtés sombres, inavoués, voire pervers, et son apparence naïve et angélique ? La quatrième et dernière nouvelle nous plonge à nouveau dans l’univers de la création littéraire. Un écrivain va rencontrer un confrère très particulier qu’on prend d’abord pour un poète très célèbre du XIXe siècle. Mais il n’en est rien…
La mort est-elle éphémère et part-on pour renaître et pour mourir encore ? C’est aussi une des questions posées par ces nouvelles envoûtantes, qui se lisent comme le plus prenant des thrillers.
Un des intérêts de ces nouvelles est en effet qu’elles ouvrent des portes sur tous les possibles sans jamais trancher, sans jamais nous assommer avec des explications ou des dénouements qui déferaient les nœuds solidement noués et emmêlés. Forte de son imagination, Geneviève Steinling nous entraîne dans ses folles rêveries et nous laisse libres de poursuivre l’envol, comme la feuille de papier échappée au personnage de son écrivain en fin du volume.
Danièle Gasiglia-Laster   – Ecrivain, critique littéraire et  auteure de livres, essais et articles sur Hugo, Proust, Prévert ainsi que de contes et pièces de théâtre.

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Chronique de Paul Maugendre

Enfant, j’aimais regarder les flammes dans l’âtre de la cheminée. Cela remplaçait avantageusement la télévision. Une distraction comme une autre. Mais mon plus grand plaisir, c’était de prendre un livre et de m’enfermer dans mon monde secret, lisant avec voracité romans de cape et d’épée, romans d’aventures et romans ou contes fantastiques. Les aventures concoctées, dans des versions destinées aux enfants et parfois édulcorées, rédigées par Paul Féval, Alexandre Dumas, Michel Zevaco, Jack London, Jules Verne, Charles Perrault, les frères Grimm, Andersen, J.M. Barrie, Hector Malot, Charles Dickens, Erckmann-Chatrian, et bien d’autres, m’entrainaient hors du temps. Il m’arrivait de m’identifier aux héros, partageant avec délices et frayeur leurs aventures.

Ainsi Geneviève Steinling, auteur de pièces de théâtre pour la jeunesse, a su me captiver avec quatre contes qui n’offrent pas de fées, d’enchanteurs, d’animaux au comportement humain, de manifestations magiques, de diables, de monstres, de spectres, mais offrent des possibilités d’entrer dans la frange du surnaturel tout en restant dans le domaine du quotidien. Ce recueil est donc composé de quatre contes différents dans leur traitement mais qui abordent plus ou moins les mêmes thématiques. Le thème de l’enfant, abandonné, volé, adopté dans des conditions particulière est traité dans les trois premiers textes, mais ce sont bien les interférences temporelles qui guident ces contes. Le retour dans un passé proche ou lointain, imaginé ou réel, comme une réalité virtuelle qui engloutit les personnages, les obligeant à vivre ou revivre des aventures qu’ils ont connues ou subies, à moins que ce ne soient que des cauchemars éveillés. Un autre thème, sous-jacent celui-ci, s’impose. La solitude des personnages, même s’ils vivent en compagnie, s’ils ont des voisins, avec qui parler, échanger.

Geneviève Steinling nous emmène dans des histoires inquiétantes, de celles que l’on pourrait rêver, mais sans pourtant jouer sur l’épouvante ou la terreur. Tout est diffus et pourtant angoissant. Une conteuse à suivre.

Paul Maugendre  – chroniqueur : Les lectures de l’Oncle Paul.